L’Edito de Mars

Fév 28, 2026 | Bien-être

La transition de l’hiver au printemps, entre renouveau, conscience et mouvement 

Le mois de mars occupe une place particulière dans l’année. Il symbolise le passage, la transition, ce moment délicat où l’hiver n’est pas encore totalement derrière nous et où le printemps commence doucement à s’installer.
La nature change de rythme, la lumière revient, les jours s’allongent… et notre corps, tout comme notre esprit, est invité à s’ajuster à cette nouvelle énergie.

Ce mois est aussi marqué par une date forte : le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, qui nous rappelle l’importance de la conscience, du respect et de la place de chacun·e, y compris dans la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.

LE 8 MARS

Petite (grande) histoire d’une journée pas comme les autres

Il était une fois… des femmes fatiguées.
Fatiguées de travailler trop, d’être trop peu payées, de ne pas avoir voix au chapitre, et accessoirement de devoir demander la permission pour exister pleinement.
Spoiler alert : elles n’ont pas demandé gentiment. Et elles ont bien fait.

Nous sommes au début du XXᵉ siècle. À cette époque, les femmes travaillent dans des usines, souvent dans des conditions difficiles, pour des salaires qui feraient aujourd’hui froncer les sourcils (et pas qu’un peu). Les journées sont longues, les droits rares, et le repos… disons optionnel.

Alors certaines se lèvent avec courage et détermination pour revendiquer :
– le droit de vote
– de meilleures conditions de travail
– l’égalité salariale

Quand l’histoire commence à faire du bruit

Quelques années plus tard, en 1910, lors d’une conférence internationale à Copenhague, Clara Zetkin journaliste, militante et femme politique allemande, propose de créer une journée internationale dédiée aux droits des femmes. Elle ne propose pas simplement une date.

Elle propose une vision.

Celle d’une journée qui ne serait pas symbolique, mais politique.
Une journée pour rendre visibles les inégalités vécues par les femmes.
Une journée pour unir les luttes au-delà des frontières.

Son idée est simple mais puissante :
créer un moment collectif pour faire entendre les revendications.

Pas une célébration.
Une mobilisation.

Car pour Clara Zetkin, les droits ne se quémandent pas.
Ils se construisent.

Le 8 mars s’impose progressivement comme une date symbolique.
En 1977, l’ONU officialise enfin la Journée internationale des droits des femmes.

Depuis, chaque année, le 8 mars revient. Pas pour offrir des fleurs « parce que c’est gentil », mais pour se souvenir, se questionner, avancer.

C’est un héritage né d’une conviction forte :
le changement commence quand des voix se rassemblent.

Celles qui ont ouvert la voie…

De Clara Zetkin, qui a imaginé une journée pour rendre visibles les luttes des femmes, à Simone de Beauvoir, qui a changé notre façon de penser la liberté, en passant par l’emblématique Simone Veil qui, par son combat et sa détermination, a fait rentrer dans l’histoire un droit fondamental celui pour les femmes de disposer de leur corps.

Leurs voix résonnent encore aujourd’hui. Elles ont parlé quand on attendait qu’elles se taisent.

Le 8 mars, c’est une journée qui rappelle que l’égalité n’est pas un acquis universel et que certains droits ont été gagnés à la force de la voix, du courage et d’une sacrée persévérance.

Et si on le reliait au bien-être ?

Se battre pour ses droits, c’est aussi apprendre à s’écouter.
Prendre sa place, c’est aussi apprendre à poser ses limites.
Et prendre soin de soi, c’est parfois l’acte le plus radical qui soit dans un monde qui nous veut fatiguées, pressées et silencieuses.

LA TRANSITION HIVER – PRINTEMPS 

Chronique d’un corps un peu perdu (mais plein de bonne volonté)

Chaque année, ça recommence.

Fin février, début mars, la nature se réveille doucement… et nous, on ne sait plus trop sur quel pied danser.

Un jour, on sort le manteau d’hiver. Le lendemain, on hésite à mettre une veste plus légère. Et notre corps, lui, regarde tout ça en mode : «  Bon… on fait quoi exactement ? « 

L’HIVER, CE COLOCATAIRE QUI S’ATTARDE 

L’hiver est cette saison qui nous apprend l’art du ralentissement.
On dort plus, on mange plus chaud, on bouge moins. Le corps se met en mode économie d’énergie, comme un téléphone à 20 % de batterie.

Pendant plusieurs mois :

  • le métabolisme ralentit
  • les muscles sont moins sollicités
  • l’envie de sortir sous la pluie à 18h devient très théorique

Et franchement, tout ça a du sens. L’hiver n’est pas là pour nous motiver, mais pour nous protéger.

PUIS ARRIVE L’HIVER… ET LA CONFUSION GENERALE

Mars débarque avec ses journées plus longues, ses rayons de soleil timides et ses promesses de renouveau.
Le cerveau commence à s’emballer :
« Et si je faisais du sport ? Et si je changeais tout ? Et si je me levais plus tôt ? »

Mais le corps, lui, n’a pas encore reçu l’information.

Résultat :

  • fatigue persistante
  • coups de mou inexplicables
  • envie de changement + besoin urgent de sieste

Bienvenue dans la grande zone floue de la transition saisonnière.

 

LE CORPS N’EST PAS EN RETARD, IL EST SAGE

Contrairement à ce que l’on croit, le corps ne « traîne pas ». Il s’adapte.

Dans de nombreuses traditions (médecine chinoise, approches holistiques), le printemps est associé à :

  • l’expansion
  • le mouvement
  • la croissance
  • le renouveau

Mais cette montée d’énergie se fait progressivement, comme une plante qui ne pousse pas en une nuit (même si on aimerait bien).

Forcer cette transition, c’est comme tirer sur une fleur pour la faire pousser plus vite.
Spoiler : J’ai essayé et ça ne marche pas.

MARS: LE GRAND MENAGE (INTERIEUR COMPRIS)

Le printemps donne souvent envie de :

  • trier ses placards
  • ouvrir les fenêtres
  • faire circuler l’air
  • et parfois… remettre en question certaines habitudes

Ce n’est pas un hasard.
Le corps et l’esprit cherchent naturellement à alléger :

  • l’alimentation
  • les pensées lourdes
  • les emplois du temps surchargés

On a envie de plus de mouvement, mais pas forcément d’un marathon.
Plus de nouveauté, mais pas du chaos.

COMMENT ACCOMPAGNER CETTE TRANSITION SANS SE BRUSQUER ?

 ——->Accepter l’entre-deux

Mars n’est ni totalement hiver, ni complètement printemps.
Et nous non plus.
Autorisons-nous à être entre deux énergies, sans culpabilité.

——–> Remettre du mouvement, mais intelligent

Pas besoin de tout reprendre d’un coup.
Les étirements, la marche, le mouvement conscient sont parfaits pour relancer l’énergie sans l’épuiser.

On vous dévoile, un peu plus bas, quelques étirements matinaux dynamisant pour vous aider à réveiller le corps, l’énergie et l’envie !

——–> Écouter les signaux

Fatigue ? Ralentissez.
Envie de bouger ? Bougez.
Le corps parle souvent plus juste que les injonctions extérieures.

    LES ETIREMENTS MATINAUX

    Réveiller le corps, l’énergie et l’envie

    Au printemps et particulièrement en mars, le corps a besoin de remettre du mouvement, mais sans violence. Après l’hiver, les muscles sont souvent plus raides, les articulations moins sollicitées, et l’énergie circule parfois au ralenti.

    Les étirements matinaux sont une façon simple, accessible et très efficace de : relancer la circulation sanguine et lymphatique, réveiller les muscles en douceur, stimuler le système nerveux, améliorer la posture, clarifier l’esprit dès le réveil.

      Golden Latte

      En conclusion:  

      L’histoire du 8 mars, notre chronique de la transition et le mouvement ont un point commun: rien ne se transforme sans temps, sans présence et sans intention.

      Le printemps arrive toujours.
      Inutile de le presser… il sait très bien faire son entrée.

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